Situation

Le Coudray-Saint-Germer se trouve dans le département de l’Oise en région Hauts-de-France.

Le Coudray-Saint-Germer se situe à l’extrémité occidentale de l’Oise, à proximité de l’Eure et de la Seine-Maritime, entre Gournay-en-Bray et Auneuil. La commune se trouve à 230 m d’altitude sur le plateau de Thelle. Elle est  en bordure de l’escarpement crayeux qui domine le Bray.

Une partie importante de son territoire est boisée et jouxte la forêt de Thelle.

Histoire

Autrefois, cette forêt couvrait tout le plateau.

Le Coudray-Saint-Germer n’était qu’un lieu inculte jusqu’au XIIe siècle. Louis le Jeune fait don en 1153, à l’abbaye de Saint-Germer, pour y construire une métairie, des terrains et des bois du Coudray (plantations de noisetiers, d’où vient son nom d’origine Coudray = noisetier, coudrier, Coudray ;       et Saint Germer = propriété de l’abbaye de Saint-Germer).

C’est ainsi que se crée le village  dont le site actuel est un « essart Â», c’est à dire un défrichement d’un secteur de l’ancienne forêt.

Le village se développe et devient prospère, permettant la fondation d’une église en 1212 et la création d’une paroisse.

En 1383, le roi de France, Charles VI, accorde à Jean de Silly, l’autorisation de construire une forteresse au Coudray pour que les moines s’y réfugient en cas d’invasion. Depuis, à chaque alerte, le prieur et les moines s’y rendaient en emportant avec eux les reliques les plus précieuses. À peine s’y sont-ils installés en 1400, qu’ils sont assiégés par les émissaires du duc de Bourgogne Jean de CrèvecÅ“ur, seigneur d’Ons-en-Bray, et Hector de Saveuse. Faits prisonniers, ils durent payer une forte rançon. Les Bourguignons s’emparent de tous les papiers du château en s’en allant et incendient le village.

Quarante ans plus tard, est rebâti un manoir sans fortification où vivra désormais le fermier-receveur de l’abbaye, en même temps que le village est reconstruit.

Aujourd’hui, il ne reste que les fondations du château fort, et l’église est reconstruite en 1502 sur les quelques vestiges.

Les siècles passent : le village les traverse, sensible aux soubresauts de l’histoire et aux événements qui secouent le pays : Royauté (voir reportages et écrits de René Samson), Révolution, Empires (en 1801, Le Coudray Saint Germer devient chef lieu de canton), Républiques ; mais il reste à peu de choses près le même village rural. La population oscille au gré des famines et des crises, mais se maintient entre 354 habitants en 1709, 494 habitants en 1724, 480 habitants en 1790, jusqu’à 502 en 1831, nombre qui ne devait plus être atteint pendant plus d’un siècle mais qui, au contraire, devait décroître régulièrement, notamment après les conflits de la 1ère et de la 2ème guerres mondiales. Au recensement de 1962, la population n’était plus que de 308 habitants. Ce n’est qu’à partir de 1965 que le village connaît un nouvel essor. De part et d’autre de la rue principale, 3 lotissements successifs ont vu le jour en même temps que le village se transformait : rénovation de la voirie, des réseaux d’eau et d’électricité, implantation d’industrie, d’une résidence pour le 3ème âge, gendarmerie neuve,  … En 15 ans, la population a doublé. De 308 habitants en 1962, Le Coudray-Saint-Germer comptait : 415 habitants  en 1975;    604 habitants  en 1978. Puis  661 habitants  en 1980; 899 habitants en 1999, avec entre temps la création d’un centre social rural et d’une école maternelle.

Cette croissance, confortée par la construction d’un nouveau lotissement, a permis d’atteindre 933 habitants en 2013. Depuis, la population borde les 900 habitants  (883 habitants au recensement de 2024).  La position géographique proche de grands bassins d’emploi ( région parisienne, Beauvaisis notamment), la présence de services (micro-crèche, écoles, centre social, cabinet d’infirmières, d’ostéopathie, camping, services municipaux …), de nombreux artisans, de commerces ( une pharmacie, une supérette, un bar, un espace de vente de plantes d’ornement et un salon de coiffure) et une offre accessible de logements  permettent de maintenir une population jeune.

Personnalités liées à la commune

  • René Samson, né le 14 janvier 1908 à  Villeneuve- sur-Lot et décédé à Paris en 1991. Instituteur au Coudray-Saint-Germer de 1931 à 1963, il est l’auteur d’écrits historiques sur le village. En sa mémoire, les écoles portent son nom.

Un reportage disponible sur le site de l’Ina détaille la vie quotidienne de la commune aux 17/18e siècles. Et ce d’après les écrits de René Samson.

Héraldique

Blason de la commune du Coudray-Saint-Germer

Patrimoine

Lieux et monuments

Le village a gardé dans sa grande rue principale son architecture type du pays de Bray, ses maisons sont construites souvent perpendiculaires de chaque côté de la rue. C’est également un village très fleuri. Sa 1re fleur est accordée en 1970, prix du premier village fleuri de l’Oise et de la Picardie. Ses habitants n’ont eu que le souci d’embellir leur commune par la restauration de l’habitat, le fleurissement des façades et des balcons. Le village est actuellement classé « 2 fleurs Â» .

  • L’Église Notre-Dame, bâtie en 1215, détruite en 1400 et reconstruite en 1502.
    Son chÅ“ur de forme polygonale est constitué de silex noirs et de craie blanche en damier. Le clocher du XIXe siècle est en brique rouge, il culmine à 36 m du sol, ce qui en fait l’un des plus hauts points du département.
    L’église possède un magnifique chÅ“ur du XVIe siècle et est décorée de superbes vitraux. Elle renferme aussi des objets d’art classés.

En 2011, la municipalité a pu rénover le transept droit qui était alors uniquement recouvert de plâtre et qui désormais se voit couvert d’un bois travaillé à l’identique que celui du chÅ“ur et du transept gauche.

 La châsse Saint-Babolein, exceptionnel travail d’orfèvrerie romane et gothique composée lors de différentes périodes du XIe au XIIIe siècle. Elle est classée chef-d’Å“uvre de l’art religieux par les Monuments historiques le 17 juin 1901, et elle figure dans l’inventaire des trésors des églises de France depuis 1965, à la suite d’une exposition et d’une restauration au musée des arts décoratifs de Paris. Des sujets de cette châsse ont été  l’objet d’un prêt pour une exposition au Musée du Louvre . Revenus rénovés, ils ont réintégré leur place.

  • La Forêt Communale du Coudray Saint Germer s’étend sur 68 hectares. Elle jouxte la Forêt Domaniale de Thelle.

Ses grandes allées et chemins forestiers sont des lieux de promenade agréables. Des parcours de randonnées sont disponibles à l’Office de Tourisme de Saint-Germer de Fly.

  • La Chapelle Sainte-Anne : Laurent de Pillière obtient le 13 avril 1643, de l’évêque de Beauvais, la permission de bâtir une chapelle dans son manoir du Tronquet ; elle est dédiée à sainte Anne et existe encore.
  • Les mares de l’Aunay et des Routis offrent un cadre idéal pour pique-niquer ou faire une pause lors de randonnées.

Administration

Mairie

Le secrétariat de Mairie est ouvert mardi, jeudi et vendredi de 16h à 18h. Un service cartes d’identité et passeports est également disponible.

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l’arrondissement de Beauvais du département de l’Oise.

Elle était depuis 1801 le chef-lieu du canton du Coudray-Saint-Germer. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n’est plus qu’une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Grandvilliers

Pour l’élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l’Oise.

Intercommunalité

Le Coudray-Saint-Germer est membre de la communauté de communes du Pays de Bray, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1997 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. La communauté de communes du Pays de Bray compte 23 communes.

Sources : Commune, Insee,  Wikipédia.